J'étais tellement amoureuse de lui dans mon rêve qu'au réveil je n'étais plus sûre de l'être dans la réalité. Normalement c'est l'inverse: on rêve qu'on est amoureux de quelqu'un et le lendemain on se dit comme ça "et si c'était vrai ?" - preuve ultime que c'est déjà trop vrai pour qu'on puisse y faire quoique ce soit d'ailleurs; mais moi ce matin je me suis dit plutôt comme ça "et si ça n'était qu'un rêve ?".
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Je voudrais pouvoir dire : ça y est, le délire est passé, je suis à nouveau capable de vivre sans penser constamment à cette personne dont le prénom ressemble joliment à une énorme faute de frappe, sans regarder Facebook toutes les cinq minutes pour vérifier qu'il n'y ait pas un signe de vie de sa part et sans constamment hésiter à publier n'importe quoi qui lui rappellerait a) mon existence, b) le fait que je sois en italie (il pourrait me demander comment ça se passe, par exemple) et c) qu'il doit m'envoyer son mémoire. Parce que son mémoire, entendons nous bien, même s'il ne ressemblait pas à Aleandro Rosi en plus beau, même si c'était le sosie de Mr Bean je mourrais d'envie de le lire - mais à ce moment là je n'aurais aucun scrupule à lui envoyer un message, ou dix ou mile, et sous la pression de mes relances incessantes il me l'aurait sans doute déjà fait parvenir. Triste mais vrai.
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Dans un article précédent je me demandais ce que pouvais bien vouloir dire "manquer de réalisme" en matière de foot. J'ai depuis trouvé ce que ça voulait dire dans la vie. Quand tu rencontres ton idéal, qu'il n'en a rien à foutre de toi et que parallèlement tu plais à quelqu'un qui a objectivement tout pour te plaire, et qui d'ailleurs te plaisait il n'y a pas si longtemps mais dont tu te moques éperdument maintenant que tu es folle amoureuse de faute-de-frappe et qu'en fin de compte tu te retrouves seule comme une conne, on peut dire que dans ta vie, là, tu as singulièrement manqué de réalisme.
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Être dans un tel état m'empêche de penser à florence et à la vie que j'y mène, de voir les autres qui m'entourent, les élèves, les profs, tous ceux avec qui je ne peux pas parler de mon état parce que je ne les connais pas assez. Or, c'est le seul sujet qui m'intéresse et ceux qui en sont exclus sont de fait comme hors de portée. Les problèmes, les issues, tu crois que je devrais faire ci ou ça... enfin finalement je ne fais rien et rien ne change. Aussi il y a cette possibilité semi ouverte, absolument pas raisonnable mais malgré tout existante, de partir à rome cette année et j'essaie toujours de savoir pourquoi je veux tellement partir, si c'est surtout pour lui autant rester à paris, si c'est pour autre chose nous pouvons l'envisager plus calmement. Mais tout se brouille toujours au moment de démêler les raisons.



Je sais dans quel sentiment de détresse tu te trouve mais je me permet tout de même de te donner un conseil. Si tu as tout tenté avec cette personne et que rien y fait oublis ! C'est possible je te l'assure ! Oublis et profite, de la vie, de l'Italie, profite de chaque instant et de chaque bonheur.
RépondreSupprimeroui tu as raison. après dans la pratique, c'est autrement plus difficile...
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