Je les aimante, sans rire. Celles dont chaque épiphénomène semble déterminer la vie entière ; plus aucun sens des priorités n'existe : un texto malhabile pousse à boire du dissolvant, une virgule de travers et c'est leur point dans la figure avant même qu'on ait eu le temps de dire ouf. D'un problème l'autre, ça n'arrête jamais.
C'est sans parler des crises de larme, d'hystérie, de paranoïa, de joie (quoique nettement moins récurrentes pour le coup, mais tout aussi démesurées) qui rythment leurs quotidiens et, dès qu'elles sont dans les parages, le mien.
À Bastia je m'en tire bien parce que mes fréquentations sont réduites au minimum - c'est un euphémisme. J'ai fait le ménage... ou plus exactement il s'est fait tout seul. Mais dès qu'on me jette dans un environnement inconnu, d'instinct, ça n'est jamais les personnes saines et équilibrées qui viennent à moi. Bon... on ne va pas se mentir, ces gens là n'existent probablement pas : on a tous nos névroses, mais quand même, y a des paliers ! Moi, ma spécialité, c'est le degrés zéro de l'harmonie ; la constance, connait pas. De ce coté là, pas de soucis, ça me fonce dessus comme abeille sur miel.
Au début j'ai toujours tendance à m'en plaindre. En fin de compte, c'est mieux comme ça.
Je peux me tromper mais j'ai l'impression que plus les autres sont instables moins je le suis. Quand je dois réguler quelqu'un je suis plus calme et, probablement, plus intelligente. Mon cerveau fonctionne mieux. À contrario, avec mon père qui est la quiétude personnifiée je pète les plombs sans arrêt. J'ai les fils qui se touchent pour de bon.
Y en a qui s'adaptent aux gens qu'ils côtoient en s'accordant à leurs caractères : excité avec les agités etc. Je fais pareil à l'envers.
En fait, si je raconte tout ça c'est parce que je pense à l'an prochain. Enfin à Septembre je veux dire.
Je ne suis pas particulièrement angoissée, sauf peut-être à l'idée de devoir faire les courses et le ménage, mais tout ce nouveau me donne le vertige. Alors j'essaie de théoriser mes expériences passées : comment j'ai fait la dernière fois que je suis arrivée dans un endroit inconnu de part en part, comment je me suis adaptée, comment j'ai réussi, c'était qui qui venait vers moi et qui ne m'aimait pas ? Dit comme ça on pourrait croire que j'ai carrément peur, c'est beaucoup plus subtil que ça.
Et pendant que je me pose toutes ces questions je ne pense pas au bac.
J'en deviendrais presque attendrissante à espérer une mention très bien tout en continuant mes révisions à la venvole (cadencées soit dit en passant par Patrick Coutin - "J'aime regarder les filles" plus précisément, la version qui dure 5min, GÉNIE.)
Oooooh tu serais vraiment un AMOUR ! C'est vraiment adorable ! ( je vais pas m'en remettre tellement c'est gentil ! Hihi ).
RépondreSupprimerDonc oui j'aimerais beaucoup que tu me les envoies si ça ne te dérange pas :).
Je t'envoie mon mail/msn ? <3
Je sais pas si tu as vu mon mail, mais je n'arrive pas à lire tes fichiers :s
RépondreSupprimerC'est normal: quand on est face à quelqu'un, le défi se met en place, parait ce qu'on cherche à être, au plus profond. Calme pour toi, donc.
RépondreSupprimerOui c'est sûrement ça !
SupprimerVu ta fiche pédagogique, moi j'dis la mention c'est du tout cuit !
RépondreSupprimerDu moins je te le souhaite
(même pas 5min que je suis là et j'espère déjà. Tendance humaine qui jaillit par moment de mon humble petit corps de dépressif)
Oui oui, mon "premier voeu" était où j'ai été prise, hors APB :)
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